Elodie Frégé : « je suis très impulsive »

En juin dernier, la chanteuse sortait son quatrième album, intitulé “Amuse Bouches”. Sur les onze titres de cet opus pétillant et sensuel, la jolie rousse de 32 ans a écrit les paroles d’au moins huit d’entre eux et a composé également quatre des mélodies. Le Parisien Etudiant a rencontré cette artiste spontanée aux multiples talents qui devrait d’ici peu apparaître dans un épisode de la série Nos Chers Voisins, sur TF1.

Est-ce que tu apprécies l’exercice de la promotion ?

Ça dépend de quelle promo il s’agit ! Par exemple, la promo télé est beaucoup plus nouvelle pour moi qu’une promo presse ou qu’un entretien dans un café avec un journaliste. C’est beaucoup plus stressant d’être sur un plateau télé pour moi. La radio est plus agréable comme on peut souvent entendre ses chansons ou même les jouer. Les talks-show sont difficiles pour moi. Je me demande toujours ce qui va sortir de ma bouche. Je suis très impulsive et je laisse les choses venir, ce qui est parfois génial et parfois complètement nul et sans intérêt (rires). En plus, il faut se préparer, être télégénique, c’est beaucoup de travail…

Quel est ton rapport aux réseaux sociaux ?

Je suis plutôt Twitter pour communiquer avec les gens qui me suivent. En fait, je ne suis pas addict aux réseaux sociaux mais je me sens concernée comme il s’agit d’un moyen pour que les artistes puissent parler de leur musique. Par contre, il ne faut pas étaler sa vie privée. Je ne vais pas me réveiller le matin et poster « Tiens ! J’ai mal dormi. »

Comment exprimes-tu ta créativité dans la vie de tous les jours ?

Comme elle vient ! Je note beaucoup de choses, par exemple quand je voyage. Parfois, je chante dans la rue et je fais des mémos vocaux sur mon téléphone parce que j’ai des idées d’airs ou de chansons. J’ai beaucoup de mémos vocaux que je ne réécoute jamais (rires)… Les idées mûrissent et puis un jour ça vient, il faut que je le fasse, soit chez moi, soit ailleurs, dans un train, un avion ou un hôtel. J’aime bien écrire dans les hôtels même si c’est un peu cliché de le dire. Le cadre est tellement impersonnel qu’on ne peut pas être déconcentré.

Quelle partie de toi as-tu mise dans ce dernier album ?

Je me demande de temps en temps pourquoi je me suis mise tout à coup à écrire des chansons sur la sensualité. C’est quelque chose qui fait partie de moi, évidemment, mais là, l’album est vraiment ciblé sexe. Je pense que je n’ai pas mis pour autant les pieds dans le plat.

Quelle est ta prochaine étape musicale ?

Je voudrais acquérir une liberté artistique et j’aimerais me sentir libre. J’ai toujours fais mes propres choix et je continue de le faire aujourd’hui malgré les avis différents de ma maison de disque (rires). J’aimerais vraiment aller plus loin : pouvoir à la fois continuer sur cette route et pouvoir en vivre décemment. J’aimerais aussi être plus sereine  au quotidien et plus en possession de mes moyens…

>>> Retrouvez la totalité de l’interview en vidéo dans la rubrique Etudiant du Parisien

Écrit par